De nombreux facteurs influencent le climat

Plusieurs facteurs terrestres et cosmiques affectent le changement climatique. Plusieurs d’entre eux apparaissent dans des cycles répétitifs. Certains cycles sont prévisibles et d’autres le sont moins. Les facteurs solaires peuvent être observés sur notre page « C’est le Soleil ».

Pour plus de détails, poursuivez votre lecture.


L’Alizé et les oscillations atmosphériques

Pendant des milliers d’années, les marins se fiaient aux alizés pour pousser leurs navires chargés de cargo, de port en port en traversant les océans.


« Spanish Galleon ».
Sous licence du domaine public par Wikimedia Commons

Les alizés sont relativement prévisibles, car saisonniers ; les empires se sont donc étendus, et les pays ont été ainsi capables d’échanger produits et services, longtemps avant l’usage de carburants fossiles dans les navires.

Les alizés affectent l’évaporation de l’eau de la surface des océans (ajoutés à d’autres facteurs climatiques) et jouent un rôle crucial dans le cycle des moussons dans l’hémisphère sud, amenant pluies saisonnières et torrentielles dans la majorité de l’Asie. L’absence de saison des moussons implique donc une sècheresse terrible et un désastre économique pour les pays de cette région. Dr. Madhav Khandekar a grandi en Inde. Il est un ancien scientifique d’Environnement canada, et commente l’effet de mousson et le fait que de 3 à 4 millions de personnes sont affectées par ce phénomène.


Cette page du « National Oceanic and Atmospheric Authority of
the US
» discute ce sujet.


Plusieurs oscillations atmosphériques affectent la température et les rythmes climatiques

La carte suivante nous montre les emplacements initiaux et généraux des oscillations atmosphériques qui affectent le changement climatique. Ces phénomènes ont des rythmes cycliques et interagissent avec d’autres conditions changeantes sur terre – résultant en des changements régionaux sur la température et le climat. L’ENOA (El Niño-Oscillation Australe) peut avoir des effets planétaires. Pour plus d’informations sur chacun d’entre eux, suivez le lien en bas de la carte.


https://www2.ucar.edu/news/backgrounders/weather-maker-patterns-map-text-version

(L’usage de la carte n’implique pas que l’UCAR endosse d’autre contenu sur le site).

EL NIÑO – Les oscillations australes d’El Niño

El Niño, espagnol pour “petit garçon”, se produit dans l’océan Pacifique en rythme imprévisible mais récurrent sur 2 à 7 ans. Il commence quand la surface tropicale de l’est de l’océan devient plus chaude, affecté, croit-on, par un changement des alizés. Ce réchauffement produit alors plus de chaleur et d’évaporation, entrainant des pluies torrentielles sur les côtes de l’Équateur et du Pérou, région normalement sèche.

Cette carte démontre que l’océan pacifique est beaucoup plus vaste que l’océan atlantique. Les forces d’un épisode El Niño peuvent affecter la température dans le monde entier. Ceci est un évènement entièrement naturel.

Carte Source: gis.stackexchange.com

Le cycle d’El Niño alterne avec La Niña, une période de refroidissement, qui affecte également le climat et la température et qui est aussi un phénomène naturel. Consulter le glossaire environnemental d’environnement canada.


La circulation thermohaline (océanique)

Un courant océanique puissant parcourt tous les océans du monde, amenant les eaux chaudes vers le fond et les eaux froides vers la surface.


Source: http://scied.ucar.edu/imagecontent/map-ocean-circulation
(L’usage de cette image n’implique pas le support)

Voir un modèle simulé par ordinateur sur ce vidéo YouTube:

Plus sur les courants du convoyeur thermohaline


Volcans

Les volcans affectent le climat et la température. Les volcans rejettent plusieurs types de gaz dans l’air ainsi que des cendres volcaniques. Si le volcan est assez puissant, certains de ces matériaux se rendent au-dessus de la tropopause (altitude de vol des jets) et une fois rendus la, les cendres peuvent être ainsi dispersées autour du monde.

hLes cendres volcaniques et émissions aérosols peuvent bloquer le soleil, causant un refroidissement.

Dans la dernière partie du Petit ge glaciaire (PAG) (1350-1850) il y eut plusieurs éruptions volcaniques importantes qui ont coïncidées avec une activité de taches solaires très basse, et ont ainsi aggravé le refroidissement. Une éruption du volcan Laki en Islande a entrainé rejet de gaz et de cendres et causé une immense baisse de température sur la côte est des États-Unis, comme vous pouvez le constater sur le graphique ci-dessous de l’Université d’Oregon. « Les effets climatiques de l’éruption du Laki sont impressionnants. Dans l’est des États-Unis, la température hivernale moyenne était de 4.8 degrés C en dessous de la moyenne sur 225 ans ».

http://volcano.oregonstate.edu/laki-iceland-1783

Depuis la fin du PAG, l’activité volcanique dans le monde a été moindre entre 1912-1963. Certains scientifiques disent que cela a entrainé un réchauffement d’au moins 0.5 degré C du depuis 1850. Si avéré, le réchauffement attribuable aux activités industrielles humaines pourrait être seulement de 0.3 degré C – et même cela pourrait être sujet à caution alors que d’autres facteurs naturels comme les cycles solaires affectent aussi le climat.


Les feux de forêts

Jusqu’à récemment, on ne comprenait pas que les feux de forêt pouvaient affecter le climat, mais la recherche de Mike Fromm du UN Naval Research Labs a révélé que les feux de forêts, surtout ceux qui produisent des grands “nuages de feu” pouvaient avoir un impact dévastateur sur le climat. On a longtemps cru que les aérosols provenant des feux ne pouvaient venir seulement que des volcans..


Source: « Wildfire in Yellowstone NP produces Pyrocumulus cloud » par Brocken Inaglory.
Sous licence du domaine public par Wikimedia Commons

Voici plus d’information sur comment les feux de forêt affectent le climat: http://journals.ametsoc.org/doi/pdf/10.1175/2010BAMS3004.1

Les nuages pyrocumulonimbus peuvent s’élever au-dessous de la tropopause ; une fois que cette énergie turbulente gorgée d’aérosols et de cendres atteint cette hauteur, elle peut se propager sur des milliers de kilomètres.


Source: Wikipedia
Pyrocumulus, au-dessus du feu « Oregon Gulch » en Oregon et en Californie, 2014. L’Avion est un F-15C Eagle.
http://earthobservatory.nasa.gov/IOTD/view.php?id=84129&src=eoa-iotd

Cette image, à partir d’une photo prise par un F-15C, montre une vue rapprochée d’un nuage pyrocumulonimbus au-dessus du feu Oregon Gulch, une partie du complexe incendiaire du Beaver Complex. Photos prises par un F-15C de la Oregon Air National Guard par James Haseltine, le 31 juillet 2014 à 8:20 pm heure du pacifique.


Les feux de forêts sont souvent amorcés dans des pays en développement pour défricher les terres, mais une fois démarrés ils deviennent souvent incontrôlables.


« Global Fires – August and February 2008 » by NASA images by Reto Stockli and Jesse Allen using data courtesy the MODIS Land Science Team at NASA Goddard Space Flight Center. Caption by Holli Riebeek. –
http://earthobservatory.nasa.gov/IOTD/view.php?id=36220
Licensed under Public Domain via Commons –
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Global_Fires_-_August_and_February_2008.jpg#/media/File:Global_Fires_-_August_and_February_2008.jpg

Les feux de forêts indonésiens créent de la pollution de l’air, problème pour la plus grande partie du corridor Sud Asiatique ; ces feux brulent très longtemps, pouvant pénétrer jusque dans la tourbe. Cet endroit du monde est aussi affecté par des moussons et les oscillations australes d’El Niño, ainsi que d’autres facteurs qui parfois peuvent empirer les feux.

Plus de détails sur l’impact global des feux de forêt en Indonésie



Ilot de chaleur urbain

Quand les humains vivent dans des immeubles chauffés, à proximité, sur des surfaces pavées, une bulle appelée « îlot de chaleur urbain » se crée. Cet îlot est plus chaud de plusieurs degrés que les environnements ruraux. Tout en faisant attention à savoir où les thermomètres de surfaces sont placés.

En effet, ces thermomètres peuvent être mal localisés – comme, par exemple, dans un endroit fermé, sur un pavé d’asphalte (qui reflète la chaleur), près de ventilateurs, d’autos et autres systèmes qui augmenteraient la chaleur. La lecture de la température en serait ainsi faussée.

En savoir plus sur l’effet de L’îlot de chaleur urbain ici


Carbone Noir

Le carbone noir, ou suie, est la semi-combustion de déchets produisant d’infimes particules appelées « particules fines » de 2.5 microns ou moins. C’est de la fumée noire visible provenant de feux de forêts, feux de camps, tuyaux d’échappement diésel, mais dans l’Ouest la plupart des procédés industriels filtrent la plupart de cette suie ; moins dans le monde en développement où peu de contrôles des émissions sont mis en place. La révolution industrielle débuta dans les années 1700, bien avant que la gestion environnementale ne soit conçue.


Le carbone noir est la particule atmosphérique qui absorbe le plus la lumière solaire. Quand ces particules se déposent sur les glaciers enneigés, elles peuvent noircir la surface de la neige, accélérant ainsi sa fonte et exposant le glacier en dessous au soleil et à l’air estival plus chaud plus tôt dans l’année. Cette diminution de couche de neige plus tôt chaque année amène les glaciers à fondre plus rapidement et disparaître.

Lisez plus


Utilisation des terres et diversions de l’eau

Roger Pielke Sr a écrit et fait des recherches sur comment la perturbation du sol et l’utilisation de l’eau et le détournement de l’eau ont des effets régionaux sur le climat et la biodiversité. Malheureusement, ces aspects du changement du climat ne sont pas considérés dans les grandes discussions climatiques, même si ces facteurs sont beaucoup plus sous notre contrôle et plus faciles à surveiller.

Voici une de ses premières recherches ou le point est décrit :



Dioxyde de carbone et autres gaz à effet de serre

Le dioxyde de carbone constitue environ 4 molécules pour 10,000 dans notre atmosphère. Le professeur émérite Dick Thones discute du dioxyde de carbone, ces effets et rôle dans l’atmosphère dans ce court extrait suivant. En général, on dirait que l’effet présumé du dioxyde de carbone sur le réchauffement a été surestimé.

En apprendre plus!

Cette collection de 5 ensembles de données (graphiques colorés) ne montre aucune tendance au réchauffement depuis 2002, malgré des hauts et des bas. La ligne bleue ondulée montre une hausse dramatique de concentration en dioxyde de carbone mais sans effet de réchauffement. Le réchauffement récent de 2015 a été dû à El Niño – une oscillation atmosphérique cyclique connue qui ne soit reliée à aucune activité humaine.

Une discussion détaillée sur les nombreux facteurs qui influent le climat peut être trouvée dans cet essai sur la science du climat.